jeudi 21 avril 2016

L'association Vélo-Cité de Bordeaux recherche un(e) assistant(e) administratif(ve) d'association (H/F) avant le 05/05/2016

 Au sein du PUMA (Pôle Urbain des Mobilités Alternatives), l'association Vélo-Cité a pour objet la promotion et la défense du vélo comme moyen de déplacement au quotidien sur l'agglomération bordelaise (Métropole). 

Elle partage, avec CITIZ, principal acteur de l'auto-partage à Bordeaux, et Air-roller, un espace ouvert de travail. Mission Vélo-Cité recrute un assistant administratif d'association (h/f) pour la gestion courante de l'association. Cette personne aura également à représenter l'association dans ses relations externes. 

Conditions :

Lieu de travail : Bordeaux, 16 rue Ausone Déplacements à prévoir dans la métropole 

Contrat : à durée indéterminée Temps plein, 35 h par semaine – horaire : 9h – 17 h
                Période d'essai de 1 mois renouvelable 

Certaines activités pouvant se dérouler en dehors de ces horaires donneront lieu à récupération en temps.

Prise de fonction : 1er  juin 2016 

Salaire : SMIC sur 12 mois 

Avantages salariés : – Indemnité kilométrique vélo – Mutuelle santé supérieure au niveau minimum légal – Congés supplémentaires entre Noël et jour de l'an (période de fermeture) 

Mission : L'assistant administratif travaillera sous la responsabilité du Conseil d'Administration et plus particulièrement de son Président pour les aspects techniques et stratégiques et du Trésorier sur les aspects financiers. Il assurera les relations extérieures entre l'association et ses adhérents, ses partenaires associatifs, privés et institutionnels. Ce poste pourra évoluer en fonction des besoins de l'association. 

Fonctions :
Compétences requises: – Expression orale et écrite correcte – Qualités relationnelles – Sens organisationnel – Autonomie et initiatives – Dynamisme, rigueur, créativité, disponibilité 

Connaissances nécessaires: – Intérêt militant pour le thème de la mobilité et le développement durable – Bonne maîtrise de l'utilisation du vélo et connaissance dans ce domaine (équipements, aménagement, code de la route ). – Maîtrise des outils informatiques standards (traitement de texte, tableur, …) – Connaissances sur les produits et outils multimédia 

Candidature par courrier postal ou courriel avec CV et lettre de motivation à adresser avant le 5 mai 2016 à : 

Vélo-Cité 16 rue Ausone 33000 Bordeaux ou  bordeaux@fubicy.org 

samedi 9 avril 2016

Comptes-rendus sur la "16 ème journée de la F.U.B." (le Vend.08/04/2016) et l'A.G. de la F.U.B. (le Sam.09/04/2016) à La Rochelle

La 16 ème journée de la FUB qui eut lieu à la Rochelle le vendredi 08 avril 2016 eut pour intitulé et thématique fédératrice:  "Innovations vélo".

Beaucoup d'inscrits (244) et/ ou 5 participants de plus (249 au total, issus de partout en France)  furent présents dont au moins 14 représentants de différentes structures provenant de Bordeaux (Vélo-Cité, Vélophonie/le Pibal de Bordeaux, le Département de la Gironde, Bordeaux Métropole, Conseil Régional Aquitaine Limousin Poitou Charentes), 1 représentant de Bègles (Cycles et Manivelles), 1 représentante de Cestas (Bureau d'études Simethis),1 représentante de Pessac (V.U.C.33), 1 représentant de Saint-Médard-en-Jalles (Cerema Sud-Ouest) et de Talence (Ilmon).


Les questions de partage de la rue et des outils de promotion du vélo furent discutés le matin lors de tables rondes et différents ateliers furent proposés dans l'après-midi.

Il serait fastidieux et périlleux de résumer dans un bref article l'ensemble de toutes les riches contributions, mais nous tenterons de vous résumer et illustrer celles qui retinrent tout particulièrement notre attention et curiosité lors des expositions dans le hall au cours de l'Atelier 3 de l'après-midi : 3. Comment entreprendre: de la start-up à la ride-up ?  (en dehors des conférences), quant aux inventions sources de progrès pour les générations actuelles et futures !

En terme d'innovation vélo design de la ville de Bordeaux, l'association "Vélophonie" ne manqua l'occasion de présenter l'historicité de la co-conception citoyenne et co-création avec le designer Stark et l'entreprise peugeot qui permirent à Bordeaux de s'équiper d'un autre et nouveau type de vélo-trottinette dit "Pibal" .

En terme de praticité d'usage citoyen quotidien, la société lyonnaise"AddBike" mettait en avant son adaptation ingénieuse d'une plateforme  fixée sur 2 roues motrices,  construite selon des principes mécaniques complexes et sophistiqués, laquelle peut s'adapter sur tout type de vélo dont on ôterait la roue avant substituée par cette invention dite "module", permettant de transformer un simple vélo en triporteur pour porter des charges lourdes, aussi bien des courses que des enfants.
Aussi, l'association "Vél'Orient" proposait via une vidéo la méthode pour soit se construire ou acheter déjà crée son vélo par l'association un  vélo-cargo électriques chic pour juste 495 €, prix battant toute concurrence française. (Cf. https://www.youtube.com/watch?v=Jud3OG0BfvU et https://sites.google.com/site/velorient56/.

En terme de logistique urbaine décarbonée, l'entreprise "BicyLift" exposa son concept de logistique urbaine,  adapté à l'étroitesse de certaines rues anciennes dans les villes, via l'utilisation d'un fleximodal pouvant transporter de façon fluide différents types de colis  dans des caissons  (jusqu'à 180 kg) chez le destinataire, permettant de répondre de façon performante au(x) besoin(s) de la chaîne logistique multimodale. (cf. http://fleximodal.fr/concept-logistique/)

En terme de vélo utilitaire d'adaptabilité fonctionnel pour une municipalité, la société "Arcade Cycles" (cf.  arcadecycles.com) proposent des vélos "T-Box" triporteurs Nihola à assistance électrique, qui permettent aux agents municipaux de la propreté de la ville Lilloise de transporter le matériel de nettoyage et de ramener les déchets au dépôt. (cf http://www.arcadecycles.fr/avec-les-velos-triporteurs-lille-est-plus-belle.html). Arcade mis aussi en avant son e-bike, vélo connecté par satellite GPS permettant de sécuriser son vélo, car est géo-localisable en cas de vol.

Les "boîtes à vélo" facilitent la ville via les services proposés par le collectif d'entrepreneurs (manuels et artisans multi-services, multisecteurs), équipés de vélo-porteur, pour effectuer à domicile des travaux (plomberie, jardinage, nettoyage de vitres, photographie, informatique, communication) en roue libre. 

En terme d'énergie dite propre et renouvelable, l'entreprise de Biarritz "Pragma Industries" présenta son vélo électrique à hydrogène "Alpha" pour annoncer sa mise sur le marché en juin 2016, promouvant comme slogan écologique: une mobilité ultime, légère et durable, avec un vélo rechargeable en 30 secondes, une autonomie de 100km, pour une location mensuelle de 150€ .(cf. https://www.aruco.com/2015/10/pragma-industries-velo-electrique-hydrogene/).

Deux autres ateliers en groupes, ouverts à tous, étaient proposés : 

1. Comment permettre la mobilité inclusive, l'insertion professionnelle, le recyclage, le développement personnel ? (via le Vélo Social et Solidaire); 

- Le  réseau participatif ateliers vélo participatifs et solidaires "L'heureux cyclage", crée en 2010, dans sa présentation mit en évidence qu' en France, une personne sur 2, âgée de 15 ans, a un vélo, mais que 1/3 des vélos sont utilisés, car lorsque les vélos sont en panne, ils ne sont plus utilisés et restent dans des caves ou garages. Ainsi les 150 ateliers vélo en France améliorent la vélonomie des personnes en ville (en zone urbaine sensible: quartiers populaires) de  comme à la campagne (petits villages), c'est-à-dire leur capacité d'autonomie pour la réparation de leur vélo (dans des ateliers fixes ou mobiles) et leur sécurité. Double intérêt: temps d'attente de réparation réduit et prix moins coûteux. De plus, il réemploie les pièces de récupération et les recycle pour réparer des vélos endommagés ou en panne. Il ont également mis en place une encyclopédie participative: le Wiclou (le wiki du biclou) sur Internet. Ils ont également réalisé et édité une plaquette sur le vélo et les enfants, en partenariat avec la F.U.B.

- Un beau projet humaniste de l'association internationale "Le vélo sans âge", issue du Danemark, s'est généralisée dans 19 pays et est né en France en 2015. Elle propose des déplacements vélo pour des personnes âgées avec des bénévoles cyclistes. Le but étant de renforcer le lien social, intergénérationnel et souhaiterait se généraliser dans les maisons de retraite et structures d'handicapés via différentes antennes.

-  L'association "Wimoov" qui travaille depuis plus de 15 ans sur la mobilité, vectrice d'inégalités et facteur d'exclusion. En effet, le coût de transport est le 3ème poste de dépense, après le logement et l'alimentaire. La mobilité inclusive s'intéresse donc aux freins physique, cognitifs et financiers pour permettre aux gens de retrouver un emploi, un statut et une insertion dans la vie quotidienne.
Leur but étant de rendre les personnes autonomes, en terme de mobilité, en faisant connaître tous les dispositifs de mobilité. Ils essaient d'identifier et de lever  les freins de mobilité.
Leur rôle est d'aider la personne en difficulté via des prescripteurs qui identifient les problèmes via un Bilan de compétence, c'est-à-dire un diagnostic de mobilité complet en fonction de ce qui est possible localement. Le parcours mobilité permettra à la personne d'atteindre une mobilité de façon autonome en favorisant l'inter-modalité. Des stages de remise en selle sont également proposés, en partenariat avec l'association Vélo-Cité. L'association propose des animations vélo et peut aussi promouvoir des essais d''assistance électrique, mis à disposition: "essayer le vélo, c'est l'adopter". 
(cf http://www.wimoov.org/)

2.Comment  la réglementation simplifie ou complexifie le code de  la route ? 

La présentation très imagée et connotée de références chiffrées du consultant bordelais Hans KREMERS de la société "DéVELOppement" mis l'accent sur la nécessité de penser aux cyclistes de demain, notamment les enfants et adolescents français dont il est indispensable de privilégier pour faire basculer les chiffres de l'usage motorisé (73% en 2011) à l'usage majoritaire des mobilités douces (comme c'est déjà le cas au en Suède (>60%), au Pays-Bas et en Norvège (>70%). Un autre accent fut mis sur la possibilité de mixité et cohabitation entre les vélos et les tramway sur les plateformes tramway où les cyclistes seraient plus que tolérés mais pris en compte en amont dans les aménagements des espaces. Des rappels de généralisation de revêtement de couleurs dans les voies cyclables renforce la protection des cyclistes, tout comme  celle de l'absence de marquage central qui diminuerait de 2 à 6 km/h la vitesse des voitures. Il a fini sa présentation en évoquant le concept allemande de "vélorue", qui est une zone de rencontre que des cyclistes et où les voitures ne seraient considérées que comme des invitées. Il semblerait actuellement que ce ne soit pas le concept qui ait été retenu comme adaptation en France.

 Un autre atelier en groupe restreint d'inscrits travaillait sur Comment convaincre l'usage du vélo pour les trajets domicile-travail ? (via "Bike2Work").

Pour finir la journée, la table ronde, composée discuta du futur du vélo, en terme d'innovation de l'Union européenne, de la politique cyclable nationale, des associations et des acteurs entrepreneurs innovants.
José Caire, directeur Villes et Territoires Durables, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) mit en lumière que :
- les V.A.E substituaient les véhicules individuels motorisés reportés à 51% pour en moyenne des distances comprises entre 2 à 8 km.
-24% accroché leur vélo sur un point d'attache dans l'espace public 15% mettaient leur vélo dans le train et 12% d'anciens automobilistes sont passés à un trajet vélo + TER.
Le relais est pris aussi par l'autopartage avec la diminution des inscrits dans les parc automobiles au profit de ceux inscrits à Autolib', Communauto qui libèrent des places de stationnement et remplacent des voitures particulières ce qui réduit globalement l'usage individualisé des voitures (-41%). Enfin l'ADEME souligne l'importance de partager plutôt que de posséder et d'avoir des pratiques intermodales. Plusieurs programmes (R&D, technologiques, Véhicules et Transports du futur, défis innovation mobilité active) soutiennent ce mouvement. L'ademe a également souligné les challenges de la mobilité, comme de faire tester les modes alternatifs à la voirie et de valoriser les entreprises et les salariés les plus vertueux. Elle a aussi démontré l'efficacité relative de l'indemnité kilométrique vélo selon les pays où elle est mise en place à des tarifs de remboursement différents. En France, elle a été initiée par l'observatoire de l'IKV et portée par le Club des villes et territoire cyclables, l'ADEME et le Ministère de l'environnement, de l'Energie er de la Mer, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche. L'IKV est rendue facultative par la rectification de la précédente Loi des finances du 17/08/2015. Le décret n'2016-144 du 11/02/2016 fixe son remboursement à 25 centimes d'euros le km, pouvant atteindre un maximum de 200 euros, quelque soit les kilomètres en plus parcourus et permettra à l'employeur  de l'utiliser pour l'exonération de cotisations sociales et pour l'employé comme exonération pour l'impôt sur le revenu. cf. http://www.villes-cyclables.org/?mode=observatoire-indemnite-kilometrique-velo
Compléter  avec quelques phrases sur l'intervention du RDC


L'A.G. de la FUB le samedi 9 avril 2016 :  

La Fédération française des Usagers de la Bicyclette (F.U.B.), qui regroupe 226 associations d’usagers, a tenu son assemblée générale annuelle le 9 avril 2016 à La Rochelle. Elle a décerné le prix du Clou rouillé à la ville de Saint-Maur des Fossés (94) et le prix du Guidon d’or à la ville de Pont Sainte Maxence (60).
La FUB décerne son Clou rouillé 2016 à Saint-Maur des Fossés (75 000 habitants), ville située dans le Val-de-Marne. Conçue à la fin du 19e siècle, elle est, par sa géographie et son histoire, naturellement cyclable. Les municipalités successives ont toujours donné une priorité absolue aux voitures, avec notamment un stationnement organisé et généralisé sur les trottoirs. La ville refuse d’entendre l’association Place au Vélo à Saint-Maur, qui pourtant propose des solutions simples et réalistes pour rendre la ville cyclable et s’investit dans les animations proposées par la Ville. L’absence d’aménagements oblige les cyclistes à utiliser les voies principales les plus dangereuses. On compte à Saint-Maur deux fois plus de cyclistes blessés par habitant que dans les autres communes du Val de Marne comparables. La municipalité, poussée par la ténacité de l’association, tente pourtant de réaliser quelques aménagements, mais isolés, incohérents et inexploitables (piste cyclable sans débouché, marquage au sol sans cohérence…). Par ailleurs, la Ville a refusé la proposition du STIF et du Conseil départemental d’installer des parkings vélos couverts et en nombre suffisant dans les gares RER, fréquentées par 500 cyclistes par jour.
Etait également nominée la ville de Reims (180 000 habitants) pour son manque d’investissement en faveur du développement du vélo : la ville n’a en effet ni plan vélo, ni objectifs chiffrés à court ou long terme et privilégie la voiture au détriment du vélo, engendrant de nombreuses discontinuités cyclables. Le concept de zone 30 est régulièrement détourné pour éviter d’aménager des bandes ou pistes cyclables, même lors de rénovations de voiries.

La FUB décerne son Guidon d’or 2016 à la ville de Pont Sainte-Maxence (12 000 habitants), située dans le sud de l’Oise. Depuis 2009, la ville s’est engagée dans une politique en faveur du partage de la voirie et d’une circulation apaisée bénéficiant aux cyclistes et aux piétons. Grâce à une concertation régulière avec l’association locale AU5V, elle s’est transformée grâce à la mise en place de zones de rencontre, de zones 30 avec des doubles sens cyclables, mais également de nombreux arceaux de stationnement vélo et des sas vélo. En 2014, l’observatoire local des mobilités actives, créé par l’AU5V, a évalué son linéaire aménagé pour les vélos à 36%, classant la ville au premier rang du département pour cet indicateur. Il est intéressant de noter que cette politique se poursuit après une alternance politique. Enfin, la ville soutient l’atelier de réparation ouvert depuis septembre 2014 par l’association.

(cf. http://www.fub.fr/fub/actualites/attribution-clou-rouille-guidon-2016-usagers-cyclistes)

jeudi 3 mars 2016

Fiches techniques du CERTU téléchargeables gratuitement


Nouvelle dénomination "Cédez le passage cycliste au feu rouge" arrêté du 23 septembre 2015 (anciens dénominations des Panonceaux M12a « Tourne-à-droite » et M12b « Va tout droit » arrêté du 12 / 01 / 2012)


« Cédez-le-passage cycliste au feu rouge »

Plan d'actions pour les mobilités actives PAMA

Dispositif existant depuis 2012, le « cédez-le-passage cycliste au feu rouge » fait partie des outils permettant de faciliter la circulation des cyclistes.

                          Fiche complète
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Auparavant, les mouvements pouvant être autorisés par les autorités de police étaient le mouvement direct dans les carrefours en T et le tourne-à-droite.
L’arrêté du 23 septembre 2015 ouvre la possibilité de mettre en place des panonceaux autorisant d’autres mouvements, après examen au cas par cas de chaque situation.
Nous vous invitons à télécharger la fiche technique détaillant ce nouveau domaine d’emploi: 
cfhttp://www.certu-catalogue.fr/plan-d-actions-pour-les-mobilites-actives-pama.html  

mardi 16 février 2016

L' I.K.V. adoptée mais restreinte (fév.2016)

En 2014, l’expérimentation d’une Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) pour les trajets domicile-travail sur un échantillon de 10.000 salariés a permis de doubler en 6 mois le nombre de salariés cyclistes (1). 

Introduite dans la Loi de Transition Énergétique, l’IKV est enfin applicable : un décret publié le 12 février  2016 ajoute de nouvelles conditions restrictives à celles déjà imposées dans la Loi de finances rectificative adoptée en décembre. Il fixe le montant (25 centimes d'€ par km parcouru, soit 200 € pour plafonnement kilométrique annuel,max. 800 km par an) et les conditions d’application&de versement sont très encadrées.(2)Son impact reste donc très réduit car avec une portée limitée !(Soit à une distance domicile-travail d’à peine 2 km sur une moyenne de 200 allers-retours dans l’année).

De plus,l’IKV est non cumulable avec un abonnement TC qui couvrirait un trajet similaire :  cette mesure est donc perverse.Elle empêche l’indemnisation d’un rabattement à vélo vers un mode rapide (tramway, métro, RER) dès lors qu’un bus, même lent ou peu cadencé, couvre le même trajet, éliminant ainsi l’opportunité du choix du vélo en fonction des horaires, de la météo ou des perturbations de trafic...

 La complémentarité vélo-transport en commun peut prendre diverses formes. Le salarié doit pouvoir choisir son mode de transport. Avoir ce choix est un argument qui peut convaincre bien des « autosolistes » de réduire l’usage de leur voiture, au profit d’un cocktail transport aux proportions variables.

 La FUB a réalisé une tribune faisant appel aux signataire pour s’engager à faire pression sur le plan d’actions mobilités actives numéro 2, en cours d’élaboration, pour rendre l’IKV obligatoire, cumulable, moins plafonnée et ouverte à tous, notamment aux fonctionnaires.

 Salariés, entreprises, malgré ses imperfections, adoptez massivement l’IKV!

 Tous à vélo ! Trop de conditions et de contraintes :

 - l’IKV est facultative et limitée aux seules entreprises privées,
 - l’IKV est exonérée de cotisations sociales (pour l’employeur) et d’imposition sur le revenu (pour le salarié) dans la limite d’un plafond annuel de 200 €,
 - le cumul de l’IKV avec la prise en charge de l’abonnement aux transports en commun est limité au seul rabattement vers la station la plus proche.

CONTACT PRESSE : Fédération Française des Usagers de Bicyclette (FUB) Contacts : Perrine Burner, chargée de communication : 03 88 75 71 90 / p.burner@fub.fr Olivier Schneider, Président : 06 16 09 12 29 / o.schneider@fub.fr

 Notes : 
(1) http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/evaluation-mise-en-oeuvre-experimentale-indemnite-kilometrique-velo-synthese.pdf 
(2) Le 8 décembre dernier, une très large #InterKoalitionVélo avait refusé le rétropédalage du gouvernement, qui intervenait en pleine COP21, sur les engagements issus de la loi LTE en terme de promotion des déplacements quotidiens à vélo. 
cf.: http://goo.gl/1XxT7Q

Signataires:

 Agir pour l’environnement Aguidon Plus Altinnova Association française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes (AF3V) Comité de Promotion du Vélo (CPV) Cyclable Cyclable Entreprises European Cyclists’ Fédération (ECF) Fédération des Acteurs des Plans de Mobilité (FAPM) Fédération Française de CycloTourisme (FFCT) Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT) Fédération Nationale du Commerce et de la Ré- paration du Cycle et du Motocycle (FNCRM) Fédération Professionnelle des entreprises du Sport & des loisirs (FPS) France Nature Environnement (FNE) L’Heureux Cyclage Moniteurs Cyclistes Français (MCF) Mountain Bikers Foundation (MBF) Réseau Action Climat France (RAC-F) Respire Rue de l’Avenir Union Nationale de l’Industrie du Vélo (UNIVELO)

cf ; http://www.fub.fr/fub/actualites/ikv-elle-arrive-enfin-portee-limitee

mercredi 27 janvier 2016

Lundi 01 Février 2016 à l'Utopia de Bordeaux: 20h30: Film-débat organisé avec Vélo-Cité Bordeaux Métropole


Conférence de presse du 27/01/2016 - COMMUNIQUÉ CLUB DES VILLES ET TERRITOIRES CYCLABLES


« Il est temps que le vélo booste la transition écologique et l’économie ! »

2016, une année pour transformer l’essai de la COP21, du Plan national d’action pour les mobilités actives (PAMA) lancé en mars 2014, des mesures adoptées dans le cadre de la Loi pour la transition énergétique… 
« 2015 aurait pu être l’année du vélo, 2016 doit absolument l'être ! » a déclaré Pierre SERNE, président du Club des villes et territoires cyclables, à l’occasion des vœux à la presse le 27 janvier 2016. « Nous le souhaitions en 2015. Nous nous sommes mobilisés pour ce faire, avec le Club des parlementaires pour le vélo et avec nos alliés, acteurs économiques et associatifs. Mais force est de constater que le bilan est plutôt en demi-teinte. Les avancées significatives, et encore pas forcément totalement abouties à cette heure, comme l’indemnité kilométrique vélo, ont parfois été adoptées contre l’avis du Gouvernement. Les opportunités n’ont pas été saisies pour changer d’échelle et faire vraiment du vélo et des mobilités actives des outils de la transition écologique et des remèdes à la crise économique. »

Changer d’échelle
Le vélo est un puissant outil de transformation de nos modes de vie, de production et de consommation et, bien sûr, de nos mobilités quotidiennes et de loisirs. Le Plan national d’action pour les mobilités actives (PAMA) lancé en 2014 doit donc être dynamisé pour devenir une vraie stratégie nationale. En outre, les 25 mesures du PAMA 1 ne sont pas toutes mises en œuvre et le Club veillera tout particulièrement à ce que le chantier de la cohabitation avec les véhicules à grand gabarit (mesure 11 du PAMA1) soit enfin ouvert. Le décret de juillet 2015 introduisant de nouvelles évolutions du Code de la route constitue une avancée importante mais il faut aller vers un vrai Code de la rue. La mise en œuvre d’une seconde phase du Plan national d’action pourrait être l’occasion de changer d’échelle.
 
Agir ensemble : la plateforme du vélo et des mobilités actives 


Le Club des villes et territoires cyclables travaille en relais avec le Club des parlementaires pour le vélo qu’il a lancé en 2012 et qui est co-présidé par Alexis BACHELAY, député des Hauts-de-Seine, Denis BAUPIN, vice-président de l’Assemblée nationale, député de Paris, et Philippe GOUJON, député de Paris. Ensemble, ces deux Clubs lancent aujourd’hui la Plateforme du vélo et des mobilités actives qui réunit l’ensemble des acteurs : filière industrielle, acteurs économiques, usagers, collectivités, développeurs, Etat. Avec le soutien du ministère de l’Écologie et du développement durable, elle permet de mettre en évidence et de développer l’innovation dans le champ des mobilités actives, le gisement économique et le potentiel collaboratif pour les territoires ainsi que la modernisation de l’action publique. Elle prend en compte les orientations définies au Plan d’action français pour l’ouverture des données et les recommandations du rapport présenté en mars 2015 sur l’ouverture des données transport.

La publication de Cycling made in France en juin dernier, à l’occasion de
Velo-City à Nantes, a été l’acte fondateur de cette démarche pour mettre en place une véritable filière économique montrant le poids et le potentiel de l'écosystème vélo et des mobilités actives. La démarche sera étendue aux autres modes actifs et notamment à la marche.

Le programme « DÉFInnovation mobilités actives » organisé par le Club des villes et territoires cyclables, en partenariat avec la FING (Fondation internet nouvelle génération) et avec le soutien de l’Ademe, s’inscrit dans cette démarche d’ouverture et sera désormais lié à la Plateforme des mobilités actives. En ce début d’année, la seconde phase du programme est lancée sous la forme d’un appel à idées auprès d’entreprises, start up, porteurs de projets, concepteurs, associations, agences d’urbanisme et collectivités locales pour développer des services innovants mobilisant le numérique au service des mobilités actives, autour de 3 défis : 
- rendre les livraisons actives, - partager l'utilisation du vélo privé, - inventer un système d'info-services vélo. Les candidats bénéficieront de coaching d’experts et de mise en réseau et participeront à un accélérateur de projets. Dans la 3ème phase qui se déroulera au second semestre 2016, 3 ou 4 projets seront retenus pour des expérimentations qui associeront des territoires.
 
Des voies vertes à énergie positive
Le Club demande à la Ministre de l’Écologie que les voies vertes et les pistes cyclables soient éligibles à l’appel à projets pour la réalisation de 1 000 km de routes couvertes de panneaux solaires d’ici à cinq ans annoncé le 20 janvier dernier. Ces voiries cyclables peuvent être réalisées sur panneaux photovoltaïques comme des réalisations aux Pays-Bas l’ont déjà montré. Les projets de réseaux express vélo (REV) se prêtent tout particulièrement à la mise en œuvre de ces « routes » pour vélo à énergie positive.
 
Le vélo, c’est bon pour l’économie !
Le Club des villes et territoires cyclables rappelle et démontre, sans relâche, que le vélo est un puissant « remède anti-crise ». Il est bon pour l’économie, bon pour la collectivité et bon pour le pouvoir d’achat des ménages. Il est temps que l’essor du développement soit encouragé et facilité afin qu’il impacte davantage les territoires, les entreprises, la santé publique et l’emploi. La publication en 2009 de l’étude réalisée par ATOUT France, confiée à Inddigo/Altermodal, en partenariat avec la Coordination interministérielle pour le développement de l’usage du vélo, a favorisé cette prise de conscience en mettant en évidence l’ensemble des bénéfices du vélo. Le Club des villes et territoires cyclables demande que cette étude soit mise à jour et enrichie de nouvelles observations, y compris au niveau européen et que ce travail soit engagé à l’occasion du démarrage de la seconde phase du Plan d’action pour les mobilités actives.

En attente des décrets d’application
Le Gouvernement avait inscrit le vélo et les mobilités actives dans sa feuille de route environnementale pour 2015, présentée le 4 février 2015, en incitant les entreprises à encourager l’usage du vélo auprès leurs salariés.  Pourtant, à ce jour, les décrets d’application des articles 39 et 50 de la Loi pour la transition énergétique ne sont toujours pas publiés alors que l’indemnité kilométrique vélo (art 50) est en vigueur depuis le 1er juillet 2015 et l’exonération fiscale pour l’achat de flottes vélo par les entreprises (art 39) depuis le 1er janvier 2016. Ces deux mesures attendues par les salariés et les entreprises, adoptées grâce à la mobilisation des parlementaires vélo et du Club des villes et territoires cyclables, ne peuvent donc pas être mises en œuvre par les entreprises dans les conditions prévues par la Loi publiée au Journal officiel le 18 août 2015. "La loi étant maintenant promulguée, chacun doit pouvoir passer à l'action" avait pourtant souligné la ministre de l’Écologie le même jour sur Twitter. Le Club des villes et territoires cyclables demande donc que ces deux décrets soient publiés sans délai.
 
L’IKv pour tous !
L’article 50 de la Loi de transition énergétique (LTE) dispose que « l’employeur prend en charge […] tout ou partie des frais engagés par ses salariés se déplaçant à vélo ou à vélo à assistance électrique entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail, sous la forme d'une indemnité kilométrique vélo » et établit donc le caractère obligatoire de la mesure. Mais le Gouvernement, par un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2015, a établi le caractère facultatif de l’IKv et fixé un plafond annuel de 200 euros pour les exonérations de charges (pour l’employeur) et d’impôt sur le revenu (pour le salarié). Nous le déplorons et continuerons à réclamer un rétablissement de l'esprit de la loi : IKv obligatoire et non plafonnée.

Les membres du Club des villes et territoires cyclables, dont beaucoup comme les Villes de Paris et Montreuil ou la Région Centre-Val de Loire ont déjà acté leur volonté de mettre en place l’IKv pour leurs agents, se mobilisent pour que le Gouvernement ne limite pas le bénéfice de l’IKv aux seuls salariés du privé et qu’un décret relatif à la fonction publique soit publié rapidement, comme l'a laissé entendre la ministre aux voeux du GART le 20 janvier dernier.L’Observatoire de l’IKv - 
Le Club des villes et territoires cyclables lance un observatoire de l’indemnité kilométrique vélo afin de recenser et valoriser les entreprises qui la mettent en place et de disposer d’une base exploratoire pour étudier l’impact de 
 la mesure. Cet outil opérationnel, en partenariat avec l’Ademe, n’attend plus que le décret d’application de l’article 50 de la Loi pour la transition énergétique (LTE) pour être ouvert.